79567981 Ein Interview mit Aliou – here in Bochum

Ein Interview mit Aliou

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Eine Geflüchtete Bittet Europa Um Verzeihung
August 28, 2019

„Musik machen bedeutet, ein Botschafter zu sein“ Aliou schreibt und performt Songs über Themen, die ihn bewegen


Wie lange machst du schon Musik?
Meine ersten musikalischen Schritte habe ich mit acht Jahren gemacht, also vor ungefähr zehn Jahren.

Was bedeutet es für dich, Musik zu machen?
Das ist eine sehr gute Frage. Zuerst einmal kann man Musik als eine Kunst definieren, ein oder mehrere Töne miteinander zu kombinieren, die sich für das Ohr angenehm anhören. Für mich bedeutet Musik machen aber mehr: die Stimme der Menschen zu sein, die selbst keine Stimme haben. Musik machen heißt, der zu sein, der die unteren Schichten repräsentiert und unterstützt.

Was inspiriert dich zu deinen Songtexten?
Die Musik ist das einzige Mittel, das es mir erlaubt, meine Meinung zu äußern, da ich ebenso Teil dieser großen vergessenen Mehrheit bin. Als Kunstform macht Musik nur Sinn, wenn sie die sozialen Rahmenbedingungen trifft. Alles in allem bedeutet Musik machen, ein Botschafter zu sein, aber auch ein Erzieher, ein Lehrer. In meinen Texten erzähle ich von der Realität, von der Wahrheit. Denn ich bin und bleibe ein engagierter Künstler. Gesellschaftliche Ereignisse inspirieren mich, auch die großen Missstände in der Welt. Ich lasse mich zudem von der afrikanischen Literatur inspirieren, da ich viel gelesen habe, als ich noch in meiner Heimat gelebt habe.

Kannst du ein Musikinstrument spielen? Oder würdest du es gerne lernen?
Obwohl ich kein Instrument spiele, würde ich sehr gerne Gitarre und Klavier spielen lernen, denn dann wäre ich ein vollständiger Künstler.

Du bist Teil des Projektes X-Visions der Musikschule Bochum. Wie bist du darauf aufmerksam geworden?
Tatsächlich war es mein Sozialarbeiter, der mich mit X-Visions zusammengebracht hat.

Wie gefällt dir X-Visions? An welchen Musik-Projekten arbeitest du dort momentan?
X-Visions hat interessante Projekte, vor allem das Ruhr-International-Fest in der Jahrhunderthalle, bei dem ich in diesem Jahr selbst auf der Bühne stehen durfte. Durch das Projekt haben wir viel über Musik gelernt, die Mitarbeiter dort haben uns sogar Gesangsunterricht gegeben. Das wahr echt cool. Ich mochte besonders den interkulturellen Austausch. Im Moment arbeite ich an keinem neuen Projekt bei X-Visions. Ich entwickle mich erst einmal selbst weiter.

Zwei Mal hast du nun schon als Musiker auf einer Bühne in Bochum gestanden und konntest einen deiner Songs präsentieren. Einmal beim Festival Ruhr International in der Jahrhunderthalle und dann bei der Veranstaltung Hand in Hand gegen Rassismus in der Bochumer Innenstadt. Wie hat sich das angefühlt? Warst du aufgeregt?
Vor dem Auftritt hatte ich ein bisschen Lampenfieber, aber danach war ich erleichtert und glücklich. Es ist nicht so einfach, in einem Land bekannt zu werden, in dem man noch nicht so lange gelebt hat. Das ist der Grund, warum es mir Mut macht, zu sehen, dass die Leute meine Musik schätzen und dass sie mich unterstützen. Ich profitiere von dieser Chance. Ganz besonders bedanken möchte ich mich deshalb bei Vicki Marschall, Bettina Schmidt, Stephanie und all den anderen freiwilligen Helfern der here-Redaktion. Danke auch den ganzen Menschen beim 3satz Verlag und meinen Freunden Jadakiss und Masta Won.

Hast du Vorbilder oder bestimmte Musiker, die dich besonders beeinflussen oder inspirieren?
Ich steh’ voll auf 2pac, IAM oder Kerry James, vor allem jamaikanische Musik inspiriert mich.

Hörst du denn auch deutsche Musik? Hast du einen deutschen Musiker oder eine Band, die dir besonders gefallen?
Ja, ich höre oft deutschen Rap und ich kenne einige Rapper wie Bushido oder Sido, auch andere, aber mir fallen grade die Namen nicht ein.

Kannst du dir vorstellen, irgendwann auch mal auf Deutsch zu rappen?
Es ist eines meiner großen Ziele hier, auf Deutsch schreiben und rappen zu können.

Interview: Christian, Ausgabe 2, Januar 2017

«Faire de la musique, c’est être un messager»
une Interview avec Aliou

Depuis quand fais-tu déjà de la musique?
Mes premiers pas dans la musique, je les ai faits dès l’âge de 8 ans. Donc ça fait 10 ans que je fais de la musique. .

Qu’est-ce que signifie pour toi faire de la musique?
Très bonne question. Avant tout la musique peut se définir comme étant l’art de combiner un ou plusieurs sons agréables à l’oreille. Pour moi faire de la musique c’est être la voix des « sans voix ». Faire de la musique c’est être celui qui représente et soutient le bas peuple..

De quoi tu t’inspires en écrivant les paroles?
La musique est le seul moyen qui me permet d’exprimer mon opinion puisque je fais aussi partie de cette majorité oubliée. En tant qu’expression artistique, la musique n’a de sens que lorsqu’elle touche le cadre social. En gros, faire de la musique c’est être un messager, un éducateur, un instructeur. Dans mes textes je relate la réalité, la vérité puisque je suis et reste un artiste engagé. Je m’inspire des faits sociaux, des phénomènes mondiaux et surtout des maux de la société internationale. Je m’inspire aussi de la littérature africaine puis que je lisais beaucoup lorsque j’étais dans mon pays..

Sais-tu jouer d’un instrument? Ou alors, est-ce que tu aimerais jouer d’un instrument et si oui, de quel instrument?
Même si je ne joue d’aucun instrument, j’aimerais bien apprendre à jouer de la guitare et du piano ; comme ça je serai un artiste complet..

Comment ton attention a-t-elle été attirée sur le projet X-Visions de l’école de musique de Bochum?
En fait c’est mon assistant social qui m’a mis en contact avec X-Vision..

Comment trouves-tu le projet X-Visions? Quels sont les projets musicaux auxquels tu travailles actuellement chez X-Visions?
Bon, X-Vision a des projets intéressants surtout celui auquel j’avais participé à Ruhr International Fest au niveau du West Park. A travers ce projet nous avons beaucoup appris sur la musique, ils nous avaient même donné des cours de chant. C’était vraiment cool. J’ai beaucoup aimé l’inter culturalité. Pour l’instant je n’ai aucun projet avec eux. J’évolue en solo..

Ça fait deux fois maintenant que tu t’es produit sur scène comme musicien à Bochum, et chaque fois tu pouvais même interpréter une de tes chansons : une fois au festival « Ruhr International » dans la « Jahrhunderthalle » et encore une fois à l’événement « Main dans la main contre le racisme » dans le centre-ville de Bochum. Comment t’es-tu senti? Est-ce que tu étais nerveux?
Ben oui, j’avais un peu le trac avant d’entrer en scène et après j’ai été soulagé et heureux. Vous savez ce n’est pas si facile de se faire un public dans un pays où on n’a pas encore vécu très longtemps. C’est pourquoi ça me donne du courage de voir que les gens apprécient ce que je fais et qu’ils me soutiennent. Je profite de cette occasion pour dire un grand merci à Vicki Marshall, à Bettina Schmidt, à Stéphanie et tous les bénévoles de la rédaction Here et surtout à 3Satz Verlag Medien et Service mais aussi à mes amis comme jadakiss, Masta won, etc. .

Est-ce que tu as certains modèles ou certains musiciens qui t’influencent ou t’inspirent?
Je kiffe beaucoup 2pac, IAM, Kerry James, la musique jamaïcaine m’inspire beaucoup..

Est-ce que tu écoute de la musique allemande? Est-ce qu’il y a un musicien ou un groupe allemand qui te plaît beaucoup?
Oui j’écoute très souvent le rap allemand et je connais quelques rappeurs comme Bushido, Sido et d’autres dont j’ignore le nom..

Peux-tu imaginer de faire du rap un jour en langue allemande?
Un de mes objectifs ici c’est de pouvoir écrire et rapper en Allemand.

Interview par Christian, Here 02, Janvier 2017.